POUR DEBUTER

11 octobre 2007

« C’était une nuit extraordinaire.
Il y avait eu du vent, il avait cessé, et les étoiles avaient éclaté comme de l’herbe. Elles étaient en touffes avec des racines d’or, épanouies, enfoncées dans les ténèbres et qui soulevaient des mottes luisantes de nuit.
…Le ciel tremblait comme un ciel de métal. On ne savait pas de quoi puisque tout était immobile, même le plus petit pompon d’osier. Ça n’était pas le vent. C’était tout simplement le ciel qui descendait jusqu’à toucher la terre, racler les plaines, frapper les montagnes et faire sonner les corridors des forêts. Après, il remontait au fond des hauteurs

Pas de lune, oh! pas de lune. Mais on était comme dessous des braises, malgré ce début d’hiver et le froid. Le ciel sentait la cendre. C’est l’odeur des écorces d’amandiers et de la forêt sèche.
…Il y a sur la terre de beaux moments bien tranquilles…

Et puis, c’est bien vrai, la nuit était extraordinaire. Tout pouvait arriver dans une nuit pareille. Nous aurions beau temps que l’homme vienne. » (Jean Giono)

Giono

Je viens de là, je viens de ces paysages, de ces terres tellement parfumées de soleil, de ces odeurs, cette couleur de lavande, et même d’un peu plus haut encore. Je suis née au milieu de montagnes, qui défient chaque jour le ciel, et je suis née au milieu des livres qui sont devenus mes compagnons de route… Je voudrais vous partager des éclats de lire, de rire, de vivre.

PROLOGUE

13 octobre 2007

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 (peinture d’Arcabas)

Qu’importe finalement la couleur de mes mots.

Seul leur poids compte.

Mes mots, des couleurs.

Des corps habités par le chant des rivières.

La nuit n’a pas d’importance.

Ma mémoire est accrochée à un rêve immense :

l’espoir d’un jour meilleur !

Il y a quelques mois « grâce et solitude » démarrait ainsi :

C’est devenu pour certains un rendez vous(presque) quotidien. Mais la vie d’un blog c’est aussi un mouvement perpétuel, des allées, des venues, des moments éphémères, des changements de look !. Ces quelques mots pour vous remercier, pour beaucoup d’entre vous de votre fidélité, à tous mes pensées les plus chaleureuses.

Désormais, ma plume s’abritera à cette adresse … j’espère vous y retrouver… car c’est vous qui m’encouragez !

http://cardabelle1.typepad.fr/petits_riens/

L’ECRIVAILLANTE

12 octobre 2007

«  Ecrire, c’est avoir une très haute conscience de soi-même, et c’est avoir conscience que l’on n’est pas à la hauteur, que l’on n’y a jamais été.  » 
Christian Bobin 

Ecrivain ? Je suis plutôt nomade. Voyageuse infatigable à la recherche de ses pâturages et des points d’eau. Voyageuse entre les signes et les syllabes. Bohémienne de la parole, au sourire d’argile et à la mémoire remplie d’échos. Tu es une feuille blanche. Une feuille noircie par l’encre de tes veines. Tu es livre qui annule l’oubli. Toi, feuille blanche, tu vivras mille ans. Tu vivras un instant. La parole se chargera de te porter à travers les siècles, ou les secondes, au-delà des frontières réelles ou imaginaires. La nature et la vérité sont mes seules maîtresses pour me guider sur toi.

Ecrivain ! Je suis plutôt artisan. Comme quelqu’un qui travaillerait le bois ou le fer. Je travaille les mots avec plus ou moins de bonheur. Tel un carreleur qui pose ses petites pièces de marbre ; mariant les couleurs, associant les formes pour fixer un fragment de vie, un morceau de soleil ou le rire d’un enfant. Ainsi, je vais sur ma feuille vierge. Tel un carreleur. Mes lettres sont autant de petites pièces, de carreaux, de formes, autant de couleurs, de rêves… Telle une suite d’images, l’une après l’autre, j’en fais une mosaïque. Peut-être pas la plus belle ni la plus complète, mais la plus étrange, la plus surprenante, la plus réelle. Mes personnages, mes situations, mes idées… sont autant de miroirs pour l’âme d’une vie en route. Autant de signes. Autant d’appels. Autant de cris. Autant de soleils.

La beauté est relative, dit-on. L’écriture aussi. On ne peut l’admirer que comme une toile. L’apprécier comme une symphonie. Les comptes viendront après. Mes mots sont mes outils de travail. La langue est mon matériau. Comme un menuisier, je scie, je rabote, je sculpte, je ponce, je vernis… Et de la langue de bois, je voudrais faire un objet précieux, un meuble rare; comme une étoile ou un poème. Je pars à la recherche de la vérité. À la recherche de l’aube nouvelle et de l’arbre. À la recherche de moi-même.

Feuille blanche tu es le territoire de ma blessure. Et tu vas t’exposer à la flamme, à l’insulte, à la déchirure, à la honte pour revendiquer le printemps et l’espoir. L’espérance habite mon cœur meurtri, et telle une eau douce, elle caresse le chant interrompu de la terre. Tant que ma parole sera pure, elle donnera des ailes à l’horizon.Tel un artisan, je vais dans ma solitude. Avec mes petites pièces de marbre, avec mes petits mots qui coulent en paroles pour désaltérer la soif de ceux qui m’écoutent, qui m’aiment. Mon discours traverse toutes les mémoires, toutes les lumières, toutes les grandeurs et toutes les faiblesses réunies. Qu’importe finalement la couleur de mes mots. Seul leur poids compte. Mes mots, des couleurs. Des corps habités par le chant des rivières. La nuit n’a pas d’importance. Ma mémoire échappe aux rides des siècles; accrochée à mon rêve immense : l’espoir d’un jour meilleur! Car en même temps, je voudrais dire quelque chose de consolant, comme de la musique. Je voudrais dépeindre des hommes ou des femmes avec un certain degré d’éternel, porteurs simplement du rayonnement et la vibration de la vie donnée ou reçue. Toute aventure humaine est faite de ces rencontres. Ils m’ont apporté, tous, une certitude : en dépit de tout sens, la vie vaut le coup d’être vécue.

 

Livres

On déménage !

2 avril 2009

Il y a quelques mois « grâce et solitude » démarrait :

Qu’importe finalement la couleur de mes mots.

Seul leur poids compte.

Mes mots, des couleurs.

Des corps habités par le chant des rivières.

La nuit n’a pas d’importance.

Ma mémoire est accrochée à un rêve immense : l’espoir d’un jour meilleur !

C’est devenu pour certains un rendez vous(presque) quotidien. Mais la vie d’un blog c’est aussi un mouvement perpétuel, des allées, des venues, des moments éphémères. Ces quelques mots pour vous remercier, pour beaucoup d’entre vous de votre fidélité, à tous mes pensées les plus chaleureuses.

Désormais, ma plume s’abritera à cette adresse… j’espère vous y retrouver… car c’est vous qui m’encouragez !

http://cardabelle1.typepad.fr/petits_riens/